Accès à vos comptes
Imprimer la page
Accueil > Juridique > AVRIL 2012 - Le pilotage des risques des associations et de leurs dirigeants : tout sauf un gadget !
dossier
Avril 2012

Le pilotage des risques des associations et de leurs dirigeants : tout sauf un gadget !

Avril 2012 - Noël RAIMON
Avocat associé, Directeur du Pôle activités non marchandes du cabinet FIDAL

Pénurie budgétaire partagée, difficulté à renouveler numériquement et qualitativement les instances collégiales, exigence accrue des financeurs, tutelles et autorités de tarification : les associations et leurs dirigeants sont durablement confrontés à la nécessité d’une réflexion amont afin de mieux identifier, évaluer, gérer et cantonner leurs responsabilités individuelles et collectives.

Au-delà d’un contexte économique global peu favorable, les dirigeants élus et salariés d’associations employeurs se doivent d’être proactifs, ne serait-ce que pour mieux anticiper et maîtriser les conséquences de leurs contraintes budgétaires, en dépit de vents contraires souvent persistants.

Parfois considéré comme un gadget, le pilotage des risques associatifs s’avère plus que jamais indispensable pour maintenir sans faiblesse le cap assigné à tout un chacun par le projet associatif et les projets d’établissements.

Pourquoi évaluer mes risques ? Comment les appréhender ? Comment les estimer ? Ces questionnements sont au cœur de toute démarche de gouvernance visant à réaliser dans les meilleures conditions les missions sociales de chaque organisme.

L’on y parvient au terme d’une approche méthodologique rigoureuse passant au crible les principales fonctions opérationnelles d’une association, puis sélectionnant et analysant les indicateurs-clés qui permettront aux dirigeants élus et salariés, non seulement de mettre en œuvre un processus complet de hiérarchisation des risques, d’évaluation de leur intensité et de leur degré d’occurrence, mais plus encore de décider des actions prioritaires à engager sous le contrôle de l’organe collégial.

Si un doute subsistait sur la pertinence et l’actualité d’une telle approche, qu’il nous suffise de rappeler quelques unes de ses applications pratiques possibles :

- Corriger des dysfonctionnements existants au sein des organes collégiaux ou prévenir leur apparition soudaine ;
- Protéger l’image et la notoriété de l’organisme ;
- Etayer un dossier de demande d’emprunt ou conforter une demande de subvention ;
- Prévenir une fermeture d’établissement, la suspension de ses activités ou encore leur transfert administratif à une autre association ;
- Eviter qu’une association ne soit temporairement gérée par un mandataire de justice ;
- Attirer de nouveaux dirigeants élus bénévoles potentiels et/ou éviter d’en perdre.

Recherche
S'abonner
Devenir Client