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Bénévolat - Vie sociale associative

Novembre 2003 - Utilité sociale : les stratégies interpelées

Chronique mensuelle - Par Noël RAIMON
Avocat associé, Directeur du Pôle activités non marchandes du cabinet FIDAL

Souvent définie comme la satisfaction de besoins non couverts par les collectivités publiques et le secteur marchand , l’utilité sociale est aussi le fruit de stratégies d’organisation et de mobilisation de moyens matériels et humains.
Ces stratégies s’avèrent aujourd’hui d’autant plus difficiles à mettre en œuvre que nombre d’entre elles sont pénalisées par une diminution sensible de leurs sources traditionnelles de financement et/ou une érosion de leur potentiel d’expertise bénévole.

Dès lors, l’une des clefs du succès ou de l’échec des politiques définies par les instances collégiales d’associations et de fondations réside dans la qualité de l’organisation et de la gestion d’une relative pénurie des ressources de toute nature dont ils disposent.

Animés par un louable souci de démocratie de proximité, les élus, collectivités publiques et acteurs de la vie sociale ont toujours ou presque salué sans réserve la vitalité du tissu associatif dans notre pays.
Cette expression foisonnante ne doit cependant pas être confondue avec l’apparente prospérité dont l’économie sociale est le plus souvent créditée ; on doit en effet, plus que jamais, s’interroger sur la pertinence de la prolifération hexagonale de micro structures et du morcellement des aides et regarder d’un œil plus attentif les expériences menées par nos proches voisins européens.

A trop vouloir bien faire, les collectivités publiques ne prennent-elles pas le risque de susciter une forme d’hypertrophie remettant en cause les fondements même de l’utilité sociale ?

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